Recommander

Jeudi 6 avril 2006

P 55

 

 

 

Des chiens au coin du feu, de malheureux enfants boursouflés, des anges godiches posés sur des nénuphars, les traditionnelles natures mortes, les inévitables paysages, le tout traité à l'huile dans une touche grasse et lourde, n'en jettez plus, la palette est pleine !

 

 

 

 

 

P 56

 

 

 

Un grand moment, à déguster bien installé davant son écran avec une boîte de kleenex à portée de mains, on ne sait du reste s'il faut en rire ou bien en pleurer. Sachez en préambule, fidèles du Real Art, que vous entrez avec ce site dans l'univers des peintres "neo-surréalistes", ceux-ci se présentent comme des "rebelles" adeptes d'écoles aussi farfelues que grotesques comme le "technisme" ???, le "matièrisme" ???, et, sommet du ridicule le "contournisme"... n'en jetez plus il ne manque que le "contortionnisme" et "l'ondulationnisme" pour égayer un ensemble d'ores et déjà grand guignolesque. Le chef de file de ce pseudo mouvement pictural est un jeune dadais répondant au nom d'Enelia (en hommage à sa jumelle fictive qui l'aide à peindre...) qui se gargarise visiblement d'avoir vendu (ou donné) une de ses créations à un individu nommé Jacques Chirac bien connu pour ses grandes compétences en Art comme en d'autres domaines. Le dadais en question pérore allègrement sur son talent et sa vision de l'Art en général, à l'image de sa production cela frise le ridicule et le néant.

 

 

 

 

 

P 57

 

 

 

Lol ? Paglop ? Urghhh ! dans l'ordre et successivement les onomatopées et borborygmes exprimés par ma personne devant ce déploiement pictural et banal. Saint Vincent venez à mon secours, frère Paul priez pour moi semblent pleurer les toiles clouées au pilori de l'emprunt mal négocié, las, les illustres pillés, furieux se sont tirés en quatrième vitesse et ne semblent pas prêts de revenir, qu'on se le dise !

 

 

 

P 58

 

 

 

"Un tableau ne vit que par celui qui le regarde..." la citation de Picasso en préambule résonne funèbrement au regard des pièces exposées sur le site, que se passe t-il donc quand il n'y a rien à voir ? Nos sympathiques Julianne et Severine ne semblent pas s'être posé la question, elles montrent sans complexes de vagues travaux d'étudiantes sans direction ni maîtrise aucune, ça expérimente beaucoup (supports et techniques) mais ça tourne surtout à vide, le ponpon revenant sans conteste possible à la série des assiettes peintes, comme quoi quand il y a à boire et à manger faut se méfier du dessert...

 

 

 

P59

 

 

 

Il parait qu'il faut que l'intellect cède le pas au sens en entrant dans ce site, si on applique sticto senso le conseil, nul doute que nombre de paires d'yeux, frappées d'horreur vont s'enfuir des orbites des imprudents visiteurs ! La Béa parle de couleurs, de magie, c'est bien là tout ce qu'il faudrait (en plus de quelques miracles) pour sauver de tristes petits formats, ternes à souhait, sans energie ni idée. La Miss expose dans des restaurants, on espère que les convives ont l'estomac solide !

 

 

 

 

 

P 60

 

 

 

Remercions avant toute chose le bon Joël de nous révéler ses "secrets" de peintre, depuis le temps qu'on en rêvait, on est pas déçu du voyage ! La chose donne à peu près ceci (je cite) : "la peinture à l'huile est une technique très particulière qui demande des fournitures très spécifiques..." ??? Damned ! C'était donc ça, et moi qui croyais bêtement qu'une feuille et un crayon suffisaient, me voilà désappointé ! Notre cher professeur, peu avare de conseils, nous régale ensuite d'une liste de tout son petit matériel (marques comprises) avant de nous laisser ébahis et suffoqués devant sa "collection 2001" de cadres. Mastocs, surdimensionnés et dorés à souhait, ceux-ci ne trahissent pas les misérables peintures qui leurs sont confiées, c'est un festival de viles natures tout à fait décédées, de paysages cartonnés et de fleurs à cimetière. J'en terminerai en citant un exemple révélateur, généralement sur un site, on clique sur une petite image pour la VOIR en plus grand, sur le site de Maître Ochs, on clique pour ADMIRER... on en reste

 

 

 

 

 

 

Je me rappelle enfant être allé à un comice agricole au cours duquel un rusé bricoleur extasia la rurale populace avec sa machine à faire des tableaux. Le bougre avait bidouillé un engin qui dispatchait automatiquement la peinture sur de petits formats tel un dripping mécanique, nul besoin de dire que notre Pollock Lot et Garonnais fit un tabac, ses créations ravirent et se vendirent à foison. Quelque part ce fut aussi l'introduction de l'abstraction dans la France du terroir ! Le cheminement est ici semblable, pas de machine mais une spatule et des couleurs laborieusement étalées, mélangées, on vante le bref temps nécessaire à la confection de ces odieux petits patés colorés, c'est encadré sous verre, ça devrait finir sous terre !

 

 

 

 

 

P61

 

 

 

Ferenc se présente visiblement comme un spécialiste de l'aérographe, le misérable opére sur tout type de support, vêtements, casques, carrosseries, murs, rien ne lui résiste ! Il réussit même à défigurer par ses interventions douteuses les corps dénudés de jeunes filles qui semblent consentantes, les malheureuses doivent sûrement être déficientes visuelles ou bien chèrement payées pour subir avec le sourire pareil traitement. Une question quand même, Ferenc a t-il jamais songé à s'autopeindre ? la surface lisse de la boule de billard qui lui sert de crâne est bien tentante, allez Ferenc, un petit effort...

 

 

 

 

 

P 62

 

 

 

La naviguation sur le site est lente et mal fichue, le système présentant une toile après l'autre énerve très vite, en plus comme il s'agit d'un mélange entre Toffoli et Chagall, à moins d'être séduit par les couleurs vives et les scènes gentillettes et répétitives on écourtera la visite...

 

 

 

L'auteur annonce aimer le rugby, il y avait là matière à un travail pictural honnête, de solides gaillards velus, en short, se courant après dans de furieuses mêlées pour la possession d'un morceau de cuir, que demander de plus ? Au lieu de quoi on se retrouve avec de plats essais faussement polynésiens certes colorés mais dénués du moindre interêt pictural. Entre les vahinées et les piliers, les seconds ont l'avantage de ne pas (encore) appartenir à l'iconographie officielle de la mauvaise peinture qui compte déjà dans ses rangs les musiciens, les clowns, les masques, les tennismen, les dauphins, les baleines, les tigres, les tribus africaines, les paysages de villages corses, le carnaval de venise, les golfeurs, les courses hyppiques, les chiens, les chats, etc... il reste donc bien de la place pour le cubique Califano et ses compères !

 

 

 

P63

 

 

 

Quel voyageur infatigable cet André, que de pays vus, de civilisations rencontrées, d'influences artistiques possibles et pour quel résultat ? De pauvres collages de papiers de soie laissant entrevoir de vagues traces colorées, des cravates mal décorées, des horloges visiblement retardées et des puzzles dont on se demande ce qu'ils viennent faire là ! C'était plus simple de rester chez soi et de regarder TF1.

 

 

 

 

 

Que c'est mignon, que c'est chou, Pascale colle et recolle avec joliesse tout ce qui lui passe par les mains, feuilles diverses, tickets, reste d'affiches, illustrations etc... Le problème c'est que tout ça demeure exclusivement décoratif, c'est parfait pour égayer un tantinet sa cuisine ou bien sa salle à manger (tant les légumes sont nombreux) mais ça ne va pas plus loin, cela le voudrait-il du reste ?

 

 

 

 

 

P 64

 

 

 

Il a l'air bien sympa le gars Fenouillas sur la photo de l'accueil, son idée (quoique pas neuve neuve) de faire un dessin par jour le matin au réveil pouvait se révéler bonne. Hélas, le résultat graphiquement mis en oeuvre, des songes de la nuit passée, dès potron-minet laisse songeur... Devrait sans doute boire son café avant de se jeter sur ses crayons le Fenouillas, y a comme qui dirait inadéquation entre la volonté et les possibilités...

 

 

 

P 65

 

 

 

Tentative ratée de faire passer des intérêts visiblement très mercantiles pour une défense fervente d'un art dit naïf, ce site est en fait une vraie caverne d'Ali baba dans laquelle tout a un prix. Les pseudos tableaux, les cartes diverses, les affiches, les posters, on peut même réserver sa place pour une visite future du musée, il parait que celui ci aurait reçu des "distinctions", on veut bien le croire mais à part ce bon vieux douanier dont il est fait tout un fromage (notamment dans un parallèle hallucinant avec Galilée) les autres artistes cités sont tous de fiers inconnus et au vu de leurs oeuvrettes ils le resteront. En fait, il semble bien que dans l'affaire ce soit surtout l'imprudent visiteur qui se trouve être pris pour un naïf...

 

 

 

 

 

 

 

 

"Tiens si aujourd'hui je me proclamais peintre..." voilà ce qu'a dû se dire il y a peu la jeune personne responsable de ce monceau de banalités mal fagoté. On retrouve pele-mêle toute l'iconographie désespérante de ce type de travail, les natures mortes vidées de sens, les portraits de guingois, les masques fadasses, les paysages maladroits, bref tout ce qui fait l'habituel "charme" de ces expos de cercles de garnison ou du troisième âge que l'on visite le dimanche après midi entre deux flatulences trahissant une digestion difficile...

 

 

 

 

 

P 66

 

 

 

Ce brave Jorge a décidé de faire de la peinture, le bougre n'y va pas avec le dos de la spatule, il tartine, étale, étire une pâte tristounette aux tonalités mélangées dans laquelle les corps féminins (une fois encore) ont la part... belle ? Quel intérêt, vraisemblablement aucun si ce n'est le plaisir du créateur en lui même. Du moins faut-il l'espérer, car pour le reste, il est indéniable que cette peinture s'adresse avant tout aux "vrais" amateurs, aux fans purs et durs de la croûte bien épaisse et du trait boîteux !

 

 

 

 

 

Au premier regard, j'ai vaguement pensé aux couches très très colorées de Bram Bogart, sauf qu'ici c'est de peinture dont il est question. Une question se pose immédiatement, à quoi riment ces abominables et systématiques fonds noirs ? Sil s'agit de faire ressortir plus efficacement les empâtements de couleurs c'est inutile et gratuit. Pourquoi ces compositions centrées ? ces tailles réduites ? Ce type d'abstraction (qui n'est sûrement pas comme annoncé par l'artiste la peinture du 21ème siècle) a au contraire besoin d'espace pour que la touche et les tonalités s'épanouissent vraiment (voir Jan Meiier et d'autres). Ici on se sent mal à l'aise, étriqué, comme dans un costume trois tailles en dessous...

 

 

 

 

P 67

 

 

 

Enième version du même type de site dédié à la sculpture, ni pire ni meilleur que les autres, c'est froid, lassant et morne. Les sujets sont connus d'avance et on se retrouve donc face au traditionnel et désormais classique binôme : savoir faire + absence de créativité. Le résultat est une production de pièces (marbre, bois et bronze) dont on se demande toujours le pourquoi de leur mise en chantier... Le design du site en question ne trahit pas cette atmosphère monotone.

 

 

 

Beaucoup de bla-bla, beaucoup de bonnes intentions mais tout ça ne fait pas un site digne de ce nom, on ne doute pas un seul instant de la sincérité de l'auteur (quoique...) qui en rajoute façon l'artiste incompris en lutte contre le reste du vilain monde, mais les diatribes développées font sourire tant elles semblent rabachées et stéréotypées. Il serait temps de débarquer, la mythologie de l'artiste maudit ne fait plus fantasmer que les créateurs du dimanche qui se gargarisent de vagues censures.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques très très timides essais pour quitter l'iconographie habituelle et désuette de ce type de travail ne suffisent malheureusement pas à sauver un ensemble qui, à l'image du site demeure simpliste et ennuyeux. En plus, pas de chance, je suis juste de retour de Rome et là bas, j'ai vu à la villa Borghèse les sublimes sculptures du Bernin... ça tombe mal pour le sieur Kofman !

 

 

 

P 68

 

 

 

Voila un travail où les yeux sont omniprésents, ne manqueront que ceux du Real Art. Les visages aux yeux hallucinés sont en effet le thème récurrent de ces illustrations, l'auteur est gentil puisqu'il indique pour chaque pièce et avec force détails le mode de fabrication, avec les doigts etc... C'est un vrai cahier des charges. Le site propose également quelques exemples des recherches préalables de l'artiste, il semblerait à l'évidence que celui-ci se soit perdu dans celles-ci, ce qui expliquerait cette obsession pour ces faces éffarées, où suis je ? qui suis je ? et surtout que fais je ?

 

 

 

 

 

P 69

 

 

 

Désolé, j'ai vraiment essayé, mais même avec la meilleure volonté, ça ne passe pas. Le chargement des images met des heures, ce qui laisse malheureusement tout loisir pour admirer les grotesques fautes d'orthographe qui émaillent les citations proposées. Côté photos, on annonce de la couleur et on se retrouve avec du noir et blanc (peut-être s'agit -il là d'une astuce très rusée, qui sait ?) et des thèmes pas franchement intéressants. On termine avec du texte (moins de fautes cette fois) entre théâtre et scénar esquissé, c'est peut-être bien, je ne suis pas allé au bout...

 

 

 

P 70

 

 

 

"Le métal est anal, la mousse fout la frousse...", ce qui est montré sur ce site aussi, mais la palme revient quand même aux textex accompagnant les images, on prie sincèrement pour qu'il s'agisse de second degré, il semble bien, malheureusement, que ces rimes pathétiques ne soient pas destinées à faire rire. Pour le reste, on a du mal à saisir clairement les intentions de la créatrice, les images montrent des poulpes fossilisés, des coulées de lave, de la mousse expansée, ça coule et ça bave, on pense de temps à autre à un vieil étron oublié sur une plage mazoutée, bref c'est frais et poétique à souhait...

 

 

 

 

 

Bel exemple de photographies très très commerciales, on en ferait bien des cartes postales pour touristes (et c'est d'ailleurs sûrement ce à quoi elles sont destinées), on vante beaucoup les matériaux utilisés, la qualité de ceci, l'aspect irréprochable de cela, mais personne ne semble s'être interessé au vide sidéral qui se dégage de l'ensemble et c'est bien ennuyeux... pour eux et pour nous du même coup.

 

 

 

 

 

P 71

 

 

 

Une première chose, le site est trop touffu, long et difficile à manier, on sature rapidement. Les choses exposées n'aident en outre pas à patienter, c'est vieux, hiératique parfois grandiloquent. On passera sous silence les traditionnelles récompenses, écrits et autres livres d'or pour constater que somme toutes, il n'y a pas grand chose à voir...

 

 

 

P 72

 

 

 

"L'art est libre", proclame fièrement ce site en préambule, du fait, peintures et sculptures évoluent librement dans des sentiers maintes et maintes fois empruntés, tout donne une impression de déjà vu parce que déjà fait. Les inclusions seules attirent quelque peu le regard mais seulement un bref instant, l'éternel féminin, la maternité ne parviendraient-ils plus à susciter une émotion ? Tout dépend du traitement !

 

 

 

Dès la page d'accueil, on tremble, le titre façon "les contes de la crypte" donne le ton, le reste ne déçoit pas les amateurs du genre. En route pour le cauchemar, même les choses laides peuvent trouver un public, tel est le credo de l'auteur de cette galerie gratuite, on est tout de suite au parfum, il n'y a effectivement pas tromperie sur la marchandise ! Une surprise cependant, il n'y a pour l'instant qu'un seul fier exposant, la pub a dû être mal faite parce que normalement, les croûtes en tous genres auraient déjà dû occuper par tombereaux entiers les pages du site, ça viendra après ma visite sans aucun doute. Le seul locataire actuel frappe donc fort et terrorise les visiteurs avec ses pin-up ratées et trop cuites, j'en tremble encore...

 

 

 

Des travaux le plus souvent en petits formats, pauvres d'inspiration et gentillets de facture, une fresque maîtrisée dans son approche technique mais limitée par ailleurs, rien de bien enthousiasmant à signaler, c'est bien là le problème. On regarde puis on oublie aussitôt comme pour tout ce qui n'a pas grande importance, or, en art, me semble t-il, le pire reste l'indifférence déclenchée par un travail, celui-ci ne m'inspire rien, il n'est même pas spécialement mauvais, il est transparent et c'est sans doute pire!

 

 

 

 

 

P 73

 

 

 

Que dire, qu'en dire, des personnages hydrocéphales en costumes s'ébattent de ci de là, ils ont un air triste et de gros yeux protubérents. C'est de l'illustration, en aucun cas de la peinture, la preuve, beaucoup de ces charmantes images sont dans des collections à droite et à gauche (soi-disant).

 

 

 

 

 

P 74

 

 

 

La robe rouge, la soupière bleue, la femme en rose, la citrouille, le berêt, la casquette et pourquoi pas la main de ma soeur et la culotte du zouave ? Créatif ce Jacques, pas forcément maladroit pinceau en main mais quelle désespérance au vu de tous ces sujets traités déjà un million de fois, rabachés, vidés de tout sens jusqu'à en devenir caricaturaux. Savoir peindre est une chose, avoir quelque chose à peindre en est une autre.

 

 

 

 

 

P 75

 

 

 

Un grand moment messieurs dames, Gérald a réussi à me surprendre. Moi qui pensais avoir déjà tout vu, me voilà pétrifié (c'est le mot juste) devant le spectacle offert. Du karaté, des bondieuseries, des tigres, voilà au moins trois nouveautés à ajouter au catalogue habituel du peintraillon moyen, pour le reste, c'est comme toujours... vain et inutile (sauf bien sûr pour tous ceux pour lesquels peinture rime avec mauvais goût).

 

 

 

 

 

P 76

 

 

 

Résumons : paysages, abstraits, fleurs, on continue ? Du travail d'élève de quatrième dans un mauvais cours d'arts plastiques au collège, ça devrait faire de beaux lots pour la prochaine kermesse, entre l'atroce vase offert par belle maman (la garce) et le couvre PQ tricoté par les doigts arthritiques de Mémé...

 

 

 

 

 

Le site est divisé en trois parties : peinture, illustration, décoration. Etait-ce bien nécessaire ? Il va à nouveau falloir redire les mêmes choses qui ne feront pas plaisir aux mêmes personnes. Certes, on peut encore à l'heure actuelle travailler sans démarche précise, passer du paysage aux animaux après un détour par les bateaux mais soyons clairs une fois pour toutes, même en y prenant plaisir, cela reste de la déco, de la peinture faite en amateur !!! Comment, après des gens comme Alechinsky, Baselitz, Bacon, Basquiat, Barcello, Polke, Schnabel et tant d'autres tout aussi valables, continuer à produire ces ersatzs d'académismes pompeux et surtout vides de sens ? Un sujet intéressant, une démarche claire, bref, une équation plastique, voilà ce qui manque à tout ce petit monde.

 

 

 

 

 

P 77

 

 

 

"Bafouons les limites du ridicule..." est-il dit dans le longuissime poême illustrant l'image (?) appelée "Astre ambulant", c'est fait et avec brio qui plus est ! L'artiste est cependant réaliste sur son travail, titrer "ennui" un des composants de la série Nécrose (!!!) prouve indéniablement que tout n'est pas perdu, on ose simplement espérer qu'il s'agit d'humour, on en n'est malheureusement pas certain...

 

 

 

 

 

Gudrun a des visions cosmiques, elle est en quête de la vision surnaturelle des choses, ça n'est pas grave en soi. Un problème malgré tout, Gudrun peint, et là, franchement ça se gâte. Les paysages criards et mollassons se succèdent, témoignages émouvants et éprouvants des tortures que l'on peut faire subir à une toile...

 

 

 

P 78

 

 

 

Françoise a un bel atelier, elle a aussi une jolie palette avec dessus plein de belles couleurs bien ordonnées, elle trouve aussi qu'elle possède une "certaine maîtrise du trait" et nous gratifie généreusement d'un cours (plutôt obscur) sur la couleur. Dans la foulée, on a également les "oeuvres" pour le même prix. Musiciens, écoliers, portraits, promenades en ville... ne manquent à l'appel que les clowns, Venise et le tiercé (sûrement en préparation). Bref, ça craint, l'ensemble est traité dans des tons boueux et fadasses, sans énergie, ni trace de la moindre créativité, on en pleurerait.

 

 

 

 

 

P79

 

 

 

Damned, encore raté... l'idée était pourtant bonne, un petit musée de l'érotisme artistique, c'était tentant. Hélas, au vu du résultat on a plutôt l'impression d'être au musée des horreurs, la quasi totalité des "oeuvres" présentées fait froid dans le dos (académies ratées, croutes diverses et avariées, sculptures peu sculptées ou trop) on se demande par quel miracle ce florilège a pu être rassemblé. On comprend mieux en observant les travaux de madame la web-mistress qui, sous le prétexte de libérer enfin l'energie créatrice qui sommeillait en elle, se livre à un pathétique échantillonage de ses talents (vraiment) cachés. Un peu de sérieux please, le nu sous toutes ses formes a été assez travaillé par de bons artistes pour ne pas choisir les plus nazes en exemple...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par arthunter2 - Publié dans : commentaires
- Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus